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mort de Nicolas KAYANAKIS

MessagePosté: Mar Oct 07, 2008 1:09 pm
de alexboritch
ancien secretaire général de l af est mort cette nuit R.I.P.

Bio wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Kayanakis

MessagePosté: Mar Oct 07, 2008 3:45 pm
de lamy
:cry: :cry: :cry: :cry: :cry:
Quand sera-t-il enterré ? Et ou ?
De tout coeur, je suis avec Alexia et Renaud dont je partage toute la peine ...
Quelle misère ...

MessagePosté: Mar Oct 07, 2008 3:54 pm
de lamy
J'ai trouvé :
La messe de funérailles sera
célébrée le vendredi 10 octobre,
à 11h00, en l’église Saint Germain de l'Auxerrois,
2 place du Louvre (Paris Ier),
suivie de l’inhumation au cimetière de Saclas (Essonne)

MessagePosté: Mar Oct 07, 2008 4:02 pm
de URBVM
C'est une grande perte pour le royalisme dans sa diversité l'URBVM salut par ce message toute sa reconnaissance pour son combat et assure de nos prières.

MessagePosté: Mar Oct 07, 2008 4:41 pm
de hubert-gaston
Un grand militant, en effet. je garde un souvenir ému des quelques conversations privées que j'avais eu avec lui dans les années 80...

MessagePosté: Mar Oct 07, 2008 4:49 pm
de Ramon Mercader
Hommage à un grand Monsieur qui avait mis sa peau au bout de ses idées.

MessagePosté: Mar Oct 07, 2008 6:25 pm
de Bézaudun
Je ne le connaissais pas mais après voir vu son curriculum vitae je sais d'emblée que c'est un grand monsieur qui est parti. Ramon Mercader a raison : les gens qui mettent leur peau au bout de leurs idées méritent notre respect.
Toutes mes condoléances à sa famille.

MessagePosté: Mar Oct 07, 2008 9:12 pm
de adrien c
Une grosse pensée à Alexi'a, Renaud, et Aude, ainsi qu'à madame bien sur, et beaucoup de nostalgie aux souvenirs de Saclas. A Dieu à ce grand monsieur.

MessagePosté: Mar Oct 07, 2008 9:12 pm
de Combressol
Une brève mais fidèle notice nécrologique peut être consultée sur le blog de l'AFE.

MessagePosté: Mar Oct 07, 2008 9:18 pm
de Ancien Camelot
Respect.
Adieu Camarade

MessagePosté: Mar Oct 07, 2008 11:39 pm
de J.-P. Chauvin
Décidément, les automnes sont meurtriers pour les royalistes... Toutes mes condoléances à la famille de Nicolas Kayanakis, royaliste impénitent et nationaliste fervent.

MessagePosté: Mer Oct 08, 2008 12:19 pm
de CJB
Communiqué du CRAF

In Memoriam Nicolas Kayanakis

L’ancien dirigeant royaliste est mort dans la nuit du 5 au 6 octobre 2008.
Né en 1931 en Tunisie dans une famille d’origine crétoise et sicilienne, Nicolas Kayanakis avait rejoint les rangs du RPF puis de l’Action française au lendemain de la guerre. Secrétaire général des étudiants monarchistes au début des années 1950, il était alors secondé par Jean-Marc Varaut et Vladimir Volkoff sous la direction intellectuelle du philosophe Pierre Boutang. En 1953, il fut le fondateur du CMRDS, université d’été des jeunes royalistes qui existe encore.
Diplomé de Sciences Po, officier de l’armée de l’air, il concoure au succès de l’intervention anglo-franco-israélienne sur Suez en 1956. Officier d’action psychologique en Algérie, il refuse l’abandon de cette province française et devient responsable de la branche jeune de l’OAS Métro. Il paiera sa fidélité de plusieurs années de prison dans les geôles de la république.
En 1971, Nicolas Kayanakis participera à la fondation de la Nouvelle Action Française, et de 1998 à 2001 assurera le secrétariat général puis la vice-présidence du CRAF, principal mouvement royaliste français. Il engagera ce dernier dans le mouvement souverainiste à l’heure des ratifications des traités d’Amsterdam et de Nice. Il participera également à la naissance et au développement de la revue intellectuelle royaliste « Les Epées ».
Fidèle soutien de la Maison de France et de son chef, Monseigneur le Comte de Paris, Nicolas Kayanakis aura marqué l’histoire du royalisme français de l’après-guerre. Les royalistes d’Action française s’associent au deuil de sa famille et à l’immense peine de ses amis et de ses camarades de combat.
Centre Royaliste d’Action Française – 10, rue Croix-des-Petits-Champs 75001 Paris.

MessagePosté: Mer Oct 08, 2008 12:54 pm
de roycobrother
Nos condoléances pour ce fidèle nationaliste et royalisiste.
Nous somme de tout coeur avec sa famille.
Qu'il repose en paix.

MessagePosté: Mer Oct 08, 2008 1:52 pm
de AF Normandie
À Dieu.

Notice biographique de Nicolas Kayanakis

MessagePosté: Mer Oct 15, 2008 8:44 am
de Renaud Kayanakis
Nicolas Kayanakis, « L’officier le plus diplômé de l’Armée Française » (sic Paris Presse), est né en 1931 , à Tunis, d’une famille grecque, implantée en Tunisie avant l’intervention française. Pendant ses études à Paris (Science Po et Sorbonne-Lettres), il dirige les étudiants d’Action Française qui, de 1951 à 1954, enlèvent au Parti Communiste la maîtrise du Quartier Latin et participent à la reconquête de l’UNEF, alors syndicat étudiants unitaire. Mais en 1954, après Dien Bien Phu, Mendès abandonne l’Indochine à Genève. L’action politique de surface lui apparait bien vaine. Alors l’A.F.N. s’embrase. Il rejoint l’Armée d’Afrique, d’abord comme officier de réserve de l’Armée de l’Air puis est intégré sur titres, en 1958, dans l’Armée active.
Officier de sécurité aérienne à l’Ecole de Chasse de Meknès, il demande l’Algérie et rejoint au printemps 1956 la Base opérationnelle de Telergma dans le Constantinois. Détaché pour l’opération de Suez à la 3e Escadre de chasse de Reims, il est envoyé en mission à Brindisi (Italie), en civil, et sous l’apparence d’un officier italien du 2e Bureau, il assure le passage vers Chypre des troupes métropolitaines et surtout des escadres françaises de chasse et de reconnaissance, -ainsi que les vols clandestins des avions et des pilotes français prêtés à Israël. Muté sur sa demande dans l’Infanterie, il rejoint en 1959, le 14e RCP pour y commander en second la compagnie portée.
Dès 1959, il participe à la création des réseaux Armée-Nation. En 1960, en stage d’observateur-pilote à Dax il prend part aux préliminaires du putsch d’avril (il en fera le récit dans Derniers Châteaux en Espagne, à la Table Ronde), puis à l’action de l’OAS dans le Sud-Ouest (sous le pseudo de Kakos). Arrêté en 1961, il s’évade trois mois après de Mont-de-Marsan. En cavale à Paris, il lance et commande l’OAS-Metro-Jeunes (OMJ) dont les réseaux survivront des années à sa seconde arrestation en mai 1962.
Condamné à dix ans de rétention criminelle, et perdant donc ses galons, il se voit alors assimilé à la promotion de Saint Cyr Laperinne par ses camarades de cette promotion avec lesquels il avait fait son école d’Infanterie. Nommé délégué des prisons par le CNR-OAS, son action pour la fidélité au combat mené le fera muter de prison en prison dont il fera un tour de France : Fresnes et La Santé, Toul, Les Baumettes, Ré.
Libéré en 1966, il demeurera, auprès de Pierre Sergent (Philippe), membre du Directoire du CNR-OAS, chargé du Bureau politique sous le couvert d’une agence de presse : Méditerrannée Nord-Sud, fonctions exercées jusqu’à l’auto dissolution du Directoire en 1968.
Après sa libération, il est Ingénieur en Chef à la SEMA au département « Direction Intermédiaire », puis dirigeant libre d’entreprises généralement en difficultés. Président, Directeur Général ou Gérant successivement et parfois simultanément de plusieurs sociétés industrielles, dans des activités aussi diverses que l’électronique, la mécanique, l’orfèvrerie, les matériaux de construction ou la verrerie (il sera ainsi administrateur de Daum). Déployant en parallèle une activité de consultant ou d’Ingénierie, il sera amené à implanter en Arménie soviétique une ligne industrielle mettant en œuvre une méthode innovante de fabrication du verre en première mondiale, marché « soufflé » aux spécialistes de Bohême.

En 1997, il devient Docteur de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, pour une thèse sur « La doctrine française de guerre psychologique et la pacification de l’Algérie ».
Un condensé de sa thèse à été publié sous le titre « Algérie 1960, la victoire trahie, par les Editions Atlantis ».
Reprenant simultanément en 1997 du service à l’Action Française, il en a été depuis secrétaire général puis vice-président. Sa présence a contribué à accentuer la collaboration de l’Action Française, hors de toute exclusive, au mouvement souverainiste dont la jeunesse d’Action Française est le fer de lance. En 2002, il collabore à « La Gazette », bulletin politique de Monseigneur le Comte de Paris puis à la revue « Les Epées ».